Terrine, pâté et rillettes sont trois charcuteries de terroir français distinctes par leur texture, leur mode de cuisson et leurs ingrédients. La terrine est hachée grossièrement et cuite en récipient, le pâté a une texture fine et lisse, et les rillettes sont de la viande confite effilochée, facile à tartiner.
La terrine : rustique et généreuse
Historiquement, le terme terrine (du vieux français terrin, « en terre ») désigne à la fois le récipient en terre cuite et la préparation qu'il contient. Aujourd'hui, on cuit souvent les terrines dans des pots en verre, mais l'esprit reste le même : une viande hachée grossièrement, avec des morceaux visibles, qui révèle une texture rustique et généreuse.
Parmi les terrines les plus connues :
- Terrine de campagne
- Terrine de lapin
- Terrine de poisson
- Terrine de sanglier, de cerf ou de chevreuil — pour les amateurs de saveurs sauvages
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Le pâté : fin et lisse
Comme son nom l'indique, le pâté était historiquement cuit dans une pâte — contrairement à la terrine, cuite dans un récipient. Aujourd'hui, la vraie différence se joue surtout sur la texture : le pâté est haché plus finement, ce qui lui donne un aspect lisse et homogène.
Il se mange froid (pâté croûte) ou chaud (pâté lorrain). La recette du pâté de campagne à l'ancienne reste une référence de la cuisine française traditionnelle.
La différence clé : terrine = texture grossière avec morceaux visibles / pâté = texture fine et lisse.
Les rillettes : confites et à tartiner
Les rillettes tiennent leur nom du vieux français rille, désignant des morceaux de porc coupés en fines bandes. Ce sont des filaments de viande cuits longuement dans leur graisse, puis effilochés — ce qui leur donne cette texture fondante et facile à tartiner.
Traditionnellement préparées avec du porc (rillettes de Tours, rillettes du Mans), elles existent aujourd'hui en versions canard, poisson, ou gibier sauvage.
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Un peu d'histoire : des plats millénaires
C'est durant l'Antiquité que naissent les premiers pâtés et terrines. L'empereur Néron (Ier siècle) raffolait de ces préparations qui permettaient de conserver la viande hachée.
- XIVe siècle — première recette écrite de pâté, rédigée en vers par Gace de la Bigne
- XVIe siècle — apparition du pâté croûte, dont la pâte devient comestible
- XVIIIe siècle — le pâté de Chartres, composé de gibier, s'impose comme une référence nationale
- XVe siècle — les rillettes naissent en Touraine (Indre-et-Loire). Balzac les célébrera dans Le Lys dans la vallée.
Comment chez Venandi on fabrique nos terrines et rillettes de gibier ?
Chez Venandi, tout part des forêts de Côte-d'Or. Le gibier — sanglier, cerf, chevreuil — est chassé à l'état sauvage, en liberté. Cette viande est naturellement riche en protéines, peu grasse, et son bilan carbone est quasi nul.
Nos terrines :
Nous hachons grossièrement la viande de gibier et la viande de porc (50/50), en ajoutant les ingrédients propres à chaque recette. La préparation est ensuite répartie dans des pots en verre, puis cuite et stérilisée en autoclave. Quelques exemples :
- Terrine de chevreuil aux abricots et aux pistaches
- Terrine de cerf aux trompettes de la mort et aux noisettes
- Terrine de sanglier au piment d'Espelette
Nos rillettes :
La viande de gibier, la graisse de canard et les aromates mijotent ensemble de longues heures dans un grand chaudron. Une fois cuite, la viande est effilochée à la fourchette, mise en pot, puis stérilisée. Certaines recettes sont finies avec une pointe de whisky ou de gin.
Tableau récapitulatif
| Terrine | Pâté | Rillettes | |
|---|---|---|---|
| Texture | Grossière, morceaux visibles | Fine et lisse | Effilochée, à tartiner |
| Cuisson | Récipient (terre ou verre) | Historiquement en pâte | Mijotée dans la graisse |
| Se mange | Froid | Froid ou chaud | Froid |
| Chez Venandi | Gibier sauvage | Gibier sauvage |
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